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30 janvier 1875, lors de débats réinstituant un
Sénat, un député propose un amendement qui est
adopté de justesse, par 353 voix contre 352. Son texte est : "Le président de la République est élu, à la
pluralité des suffrages, par le Sénat et la Chambre des députés réunis en
Assemblée nationale. Il est élu pour sept ans. Il est rééligible".
Le texte n'est pas anodin puisqu'il règle l'élection
présidentielle pour les quatre-vingt-sept ans à venir,
mais surtout parce qu'il institutionnalise une République qui
avait été décrétée à Paris le
4 septembre 1870, après la chute de l'Empire, mais qu'aucune
constitution n'avait gravée dans le marbre. Un régime que
la Chambre, majoritairement, monarchiste, aurait bien voulu balayer
d'une nouvelle Restauration. Grâce à l'amendement Wallon,
ce n'était plus possible légalement. Au grand dam du
président de la République d'alors, le maréchal de
Mac-Mahon, royaliste de coeur et grand serviteur de l'Empire jusque
dans le désastre militaire... |
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